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Plan d’aide, l’agriculture bio oubliée?

Sur les "5000 mots pour vanter un modèle d’agriculture aux fondamentaux fragilisés" pas un mot pour évoquer l’agriculture biologique regrette la Fédération Nationale Biologique.

Le communiqué de la FNAB

Dans son discours de lancement du plan d’aide aux agriculteurs à Poligny le 27 octobre, le Président de la République a employé pas moins de 5000 mots pour vanter un modèle d’agriculture aux fondamentaux fragilisés, qui empoisonne l’air, l’eau et les sols et dont les crises structurelles rapportent l’impasse économique dans laquelle elle se trouve.
Sur ces 5000 mots : pas un seul mot pour évoquer l’agriculture de demain : l’agriculture biologique ; cette agriculture « qui ne connait pas la crise » (pas de surproduction, des marchés intérieurs en pleine croissance mais non couverts faute d’une offre locale suffisante parce que l’état n’encourage pas à son développement, générant le risque aberrant de favoriser par cette négligence l’importation de produits bio étrangers) ;
- rien de concret sur la nécessaire réforme de la PAC pour aller vers une politique alimentaire européenne ;
- rien d’autre que la reproduction de nos modèles dépassés (« une agriculture de production ») comme solution pour nourrir le monde, quand de nouvelles études confirment la forte adéquation entre développement de la bio et sécurité alimentaire ;
- rien sur les engagements du Grenelle de l’Environnement (que sont devenus les engagements du Plan Barnier ?) ;
- rien sur la prise en considération des évolutions souhaitées par les citoyens à propos de cette agriculture dangereuse pour l’homme et son milieu ;
- rien sur l’engagement à maintenir le nombre d’agriculteurs et à animer les terroirs (le lieu du discours – le Jura – était pourtant exemplaire en termes de qualité de la gestion des terroirs).

Les solutions de fond sont négligées au profit d’annonces et de chiffres médiatiques pour contenir la colère qui monte chez un électorat à ménager dans le contexte des prochaines élections régionales.

Le milliard et demi d’euros annoncé ira largement alimenter les banques, la Mutuelle Sociale Agricole, les fournisseurs agricoles, l’industrie agroalimentaire. On a cédé, autant qu’on a concédé, aux lobbies agricoles très actifs qui sont – plus que jamais - les vrais décideurs de la politique agricole française.

Dominique MARION
Président de la FNAB

 

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