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En direct des champs du Val de loire

L'actualité de nos campagnes

Toujours pas de véritable hiver dans nos campagnes, le froid se fait attendre… Les plannings de production sont bousculés et les plantes déboussolées ! Jugez plutôt : sous serre, les choux primeurs plantés au mois d’octobre, au jardin de Contrat ou au potager de Velles par exemple, sont déjà bons à être récoltés. Autrement dit, ils arrivent avec trois mois d’avance, alors que les choux de plein champ, destinés à la conservation et à la consommation hivernale, ne sont pas encore écoulés… Rassurez-vous tout de suite, ces fameux choux primeurs n’étaient pas destinés à être livrés pour nous et vous n’aurez donc pas la surprise de découvrir deux choux dans votre prochain panier ! Même le chou de Bruxelles perd la tête ! Ce vaillant légume, qui résiste habituellement aux affres des hivers les plus rudes, nous donne généralement ses délicieuses petites pommes jusqu’au mois de mars. Cette année, nos variétés les plus tardives sont quasiment entièrement récoltées et la saison du Bruxelles est donc bientôt finie.
Outre ces perturbations de plannings, l’absence de gel inquiète les producteurs car le froid est pour eux un bienfait naturel, qui permet chaque année de limiter les populations de ravageurs tels les pucerons, nos ennemis jurés. Ces derniers hibernent habituellement sous forme d’œufs, qui peuvent être détruit par une période de gel prolongé. Il faut donc s’attendre à de fortes attaques au printemps sur nos cultures sensibles, telles les courgettes. Ces craintes sont d’autant plus fondées que l’on observe actuellement d’importantes colonies de pucerons sur certaines plantations de salade : loin de se reposer et d’attendre le retour de températures plus clémentes, ils pullulent !
Des températures trop élevées en cette saison sont également dangereuses pour les plantes car elles sont alors fragilisées par le manque de lumière : c’est ce qu’on appelle l’étiolement. Elles sont alors plus sensibles aux maladies, qui profitent de leur manque de forme pour s’installer. Pour s’en prémunir, il faut endurcir les cultures en assurant une bonne ventilation des abris. Aussi surprenant que cela puisse paraître, même en hiver, il faut ouvrir en grand les portes des serres !
Mais tout n’est finalement pas si mauvais avec cette météo. En cas d’hiver très rude, les dégâts occasionnés sur les cultures peuvent être énormes : la plupart des plantes cultivées sont sensibles au gel et il faut alors les protéger à l’aide de voiles d’hivernage. Cette année, les légumes conservés au champ (radis noirs, navets, carottes, panais ou encore choux frisés) n’ont pas été touchés par le gel et présentent toujours une superbe qualité, attendant patiemment que l’on vienne les cueillir pour finir dans votre assiette.                    

Edouard



 

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