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L'hiver est arrivé, tous aux abris

On ne l’attendait plus, mais le froid est enfin arrivé sur nos campagnes. Danger pour nos légumes, qui ont profité jusque là des douces températures et ne sont pas aptes à résister à la morsure soudaine du gel. Les tissus végétaux sont en effet plus fragiles car ils n’ont pas été habitués au froid : comme tout être vivant, les plantes s’adaptent à leur milieu. Ainsi, un végétal qui aura eu la vie dure avec de nombreuses petites gelées dès le début de l’hiver est beaucoup mieux préparé à résister à des températures très basses, car ses cellules sont légèrement modifiées pour faire face à ce stress.

Mauvaise nouvelle donc pour les légumes qui passent l’hiver au champ, car il risque d’y avoir du dégât : les choux, les navets, les radis noirs et les carottes par exemple, qui passent l’hiver dehors chez plusieurs producteurs, risquent fort de ne pas supporter une longue période de gel continu. Les cellules gelées gonflent, éclatent, et finissent ainsi par pourrir lorsque les températures remontent, car les nombreux ennemis microscopiques de nos légumes (champignons et bactéries en tout genre..) profitent alors des microblessures.

Même sous les tunnels, les plantes ne sont pas vraiment à l’abri. Si le ciel bien dégagé permet de gagner des calories en journée, il n’est pas impossible que le gel s’installe durablement pendant la nuit et occasionne des dégâts sur les salades ou encore les blettes qui s’y abritent… Pour s’en prémunir, les producteurs bravent le froid pour disposer des voiles de forçage, une sorte de couette pour légumes, permettant un léger gain de température qui peut s’avérer salvateur (voir Alain Yvon sur la photo, qui protège ses salades hivernantes).

 

 

Bonne nouvelle en revanche pour vos papilles… Je m’explique : il est reconnu que la qualité gustative se bonifie avec les gelées pour certains légumes, comme les choux de Bruxelles et le panais, dont le taux de sucre augmente avec le froid (il s’agit en fait d’un mécanisme physiologique que la plante met en place pour se protéger !).

Autre bonne nouvelle pour nos producteurs : nous en avions déjà parlé en janvier car la situation était inquiétante, mais cette bonne gelée va détruire bon nombre de ravageurs qui ont profité de la douceur de cet hiver pour pulluler : pucerons et œufs de limaces sont aussi sensibles au froid et ne devraient pas résister à cet épisode.

De manière générale, la période est plus propice aux bilans et perspectives, bien au chaud dans les bureaux. En ce moment, Perrine, notre responsable planification et approvisionnement, travaille avec acharnement à la mise en place des plannings de livraison pour la saison automne-hiver 2012-2013. Tous les légumes livrés dans vos paniers sont en effet planifiés bien en amont avec les producteurs, ce qui leur permet de prévoir leurs mises en culture et de connaître dès à présent les volumes qu’ils pourront commercialiser via les paniers. Ce mode de fonctionnement constitue un des points forts de notre association, car la lisibilité qu’il permet assure la stabilité des exploitations du groupe.

En parallèle, un gros travail est mené avec les producteurs pour préparer la campagne à venir. Les variétés de tomate prévues pour les paniers sont déterminées en prenant en compte vos remarques et nos observations de l’année dernière. 25 variétés ont été retenues et sont réparties entre les 10 producteurs de tomate du groupement pour assurer une belle diversité et une bonne qualité gustative (adieu donc la petite tomate jaune en forme de banane, pas assez bonne pour mériter sa place dans le panier en 2012 !). Cette répartition est le fruit du travail de 2 saisons, mais la recherche de nouvelles variétés toujours plus satisfaisantes se poursuit ! Les jardins de Cocagne de Blois, toujours volontaires pour participer à ce travail d’acquisition de références, accueilleront cette année 7 nouvelles variétés anciennes en observation, provenant de l’association Kokopelli. Les paniers participent ainsi au maintien d’une diversité botanique devenue fondamentale en agriculture. Le même travail est mené avec les courges, mais je manque de place pour vous en parler aujourd’hui. A bientôt donc !

                                                                                                                                                                            Edouard

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