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Alerte, les ennemis sont là

La saison commence à peine que déjà, nos cultures sont menacées : de nombreuses petites mouches volent au-dessus des jeunes plantations. Une mouche ? Cela peut vous paraître anecdotique, mais les mouches sont au contraire un véritable fléau pour les maraîchers de la région. Les larves de ces mouches comptent en effet parmi les ravageurs les plus redoutés, avec les pucerons bien sûr. Mouche de la carotte, mouche des crucifère, mouche des semis, mouche du poireau… aucune culture n’est épargnée ! Pour s’en prémunir, nous n’avons que peu d’alternatives : il faut protéger les plantes à l’aide de voiles qui empêcheront les mouches de pondre près des plantes, et donc aux asticots de dévorer vos légumes. En attendant la fin de la tempête, toutes nos cultures sont donc abritées sous ces voiles qui colorent de blanc la campagne.

C’est l’époque des semis et des plantations en tout genre, et d’autres ravageurs beaucoup plus connus peuvent causer du tracas : les lapins et certains oiseaux (pigeons et corbeaux principalement) s’en prennent aux jeunes plants qu’ils adorent croquer. Gare alors à nos semis de petit pois dont ces gourmands raffolent.

Il existe de nombreux effaroucheurs souvent bien peu efficaces. La meilleure solution consiste donc encore une fois à couvrir les espèces trop attractives. A Solembio, jardin de Cocagne situé à Orléans, un important dispositif de filets montés sur des piquets à ainsi été mis en place pour protéger leur parcelle de petit pois et fèves qui vous sont en partie destinés… Récolte garantie avec ce système anti-lapin infaillible !

 

Asperge et rhubarbe, les sprinters du printemps

De bonnes nouvelles également avec l’arrivée progressive dans les paniers de produits emblématiques de notre région. Vous les connaissez maintenant bien ; les délicieuses asperges de Jean-Michel Morand arrivent enfin ! Ravissement pour les papilles, l’asperge est une production typique de la Sologne qui vient à point nommé pour les paniers. Il s’agit d’une culture pérenne dont on récolte les premières pousses avant qu’elles ne sortent du sol, d’où leur belle couleur blanche. Patience, si vous n’avez pas d’asperges cette semaine dans votre panier, elles ne tarderont pas à arriver dans les semaines à venir.

La rhubarbe est elle aussi une plante pérenne et vigoureuse que l’on peut récolter très tôt en plein champ. Seuls les pétioles sont consommés car les feuilles sont toxiques ; on peut en revanche s’en servir pour préparer des décoctions utiles pour lutter contre certains ravageurs. Comme l’asperge, la rhubarbe ressort du sol tous les ans au mois d’avril pour déployer à une vitesse impressionnante des côtes aux feuilles énormes, prêtes à être récoltées en quelques semaines. L’ESAT de Pontlevoy et le GAEC Val Prévert ont depuis 3 ans développé cette production pour pouvoir approvisionner correctement les paniers. Leurs champs sont maintenant proches d’une bonne maturité et la rhubarbe devrait donc très prochainement affluer dans les paniers.

La production de la rhubarbe est relativement aisée car c’est une plante rustique qui ne craint pas beaucoup de maladies ou ravageurs. Comme c’est une culture qui reste en place plusieurs années, il faut malgré tout veiller à ce que la parcelle ne soit pas petit à petit envahie par les mauvaises herbes. Des binages bien positionnés ou une bonne couche de paille sont ainsi nécessaires. C’est également une plante vorace qu’il faudra bien nourrir pour obtenir un bon rendement : nos producteurs apportent donc chaque année d’importantes quantités de fumier de bovin pour assurer les récoltes.            

 

Edouard

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