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Dur dur d’être maraîcher en 2012 !

Cette année 2012 restera dans les mémoires comme un millésime difficile... Si les paysans ont la réputation de se plaindre facilement du temps, il faut avouer que c’est particulièrement justifié cette année.

Les dégâts occasionnés par les pluies incessantes sont en effet considérables. Le tristement célèbre mildiou (responsable notamment des grandes famines qui furent à l’origine de l’exode massif d’Irlandais vers les Etats-Unis au milieu du XIXème siècle) a fortement frappé. Le feuillage des pommes de terre a été grillé par la maladie très tôt en saison et ce malgré la vigilance de nos producteurs. La récolte s’annonce maigre, car les tubercules n’ont pas eu le temps de faire beaucoup de calibre… Il sera difficile de faire des frites avec nos patates cette année !

Même chose pour les oignons et les échalotes, le mildiou a complètement grillé le feuillage avant la récolte. Cette maladie risque d’occasionner de gros problème de stockage, car les tas risquent de pourrir très rapidement.

La liste s’allonge encore avec les haricots, victimes quant à eux de la graisse bactérienne, une maladie sournoise qui provoque de petites tâches translucides sur les gousses à peine visibles au moment de la récolte. Malheureusement, ces tâches sont évolutives et les symptômes peuvent vite s’aggraver pendant la livraison. Nous mettons tous les moyens en œuvre pour limiter ce phénomène et le producteur assure un tri le plus rigoureux possible, mais soyez donc indulgent si certains haricots présentent une évolution car il ne s’agit pas de négligence de notre part.

Passons à présent dans les tunnels où la situation doit être meilleure me direz-vous, étant donné qu’on est à l’abri de la pluie. Que nenni ! Le problème n’est pas forcément la pluie, mais l’humidité et le manque de lumière. Botrytis, mildiou, cladosporiose, alternaria et bactériose sévissent par exemple sur nos tomates. Une bonne gestion de l’aération, des effeuillages et quelques bouillies bordelaises parviennent néanmoins à contrôler en partie ces soucis. En revanche, le manque de lumière et le climat en dents de scie entraînent des problèmes de maturation des fruits qu’il est très difficile de maîtriser : c’est ce qui explique que certaines de vos tomates présentent des zones vertes moins mûres que le reste du fruit.

Je ne parle pas des concombres, effondrés par l’attaque de mildiou qui est survenue après les premières vagues d’assaut des pucerons, morts de faim cette année.

Les pucerons… Incontrôlables cet été ! Les lâchers d’auxiliaire n’ont pas suffi cette saison pour les contrôler et plusieurs de nos producteurs ont vu leurs cultures s’affaisser sous les innombrables piqûres de ces vilaines petites bestioles. Les coccinelles sont arrivées à la rescousse mais un peu tard, et les cultures tardent à reprendre leur souffle après cette agression scandaleuse ! Le manque de lumière et de température n’est pas favorable au développement des plantes qui souffrent du climat et sont ainsi plus sensibles aux agressions extérieures diverses. Un peu capricieuses oui, heureusement que nos producteurs les bichonnent !

Je vous passe les détails concernant le désherbage des champs ; continuellement arrosées par les averses, les mauvaises herbes s’amusent.

Bon, arrêtons là le carnage et reprenons le moral, certaines cultures se portent à merveille : les salades adorent ce temps breton et les productions sont magnifiques. Dame courgette également fructifie à merveille grâce à ces arrosages naturels répétés. Les céleris raves grossissent à vue d’œil… Normal, c’est est une plante qui aime l’ambiance des marais !

On espère donc avoir une belle arrière saison, notamment pour tous nos légumes fruits, afin d’égayer vos assiettes par des légumes gorgés de soleil. Ce serait mérité après ce vilain été !

Edouard

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