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ALERTE AUX PESTICIDES

Campagne nationale de l’association AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT

L’association Agir Pour l’Environnement lance une campagne nationale afin de faire pression sur le ministre de l'agriculture et la ministre de la santé, pour obtenir, entre autre, une réduction drastique des usages de pesticides (dont l’exclusion de certaines substances) et la protection des victimes de l’industrie chimique. Cette campagne a débuté le 1er mars 2013 et devrait se clore le 31 décembre 2013.

Dans le cadre de cette campagne, vous trouverez ci-dessous un extrait des articles rédigés par Agir pour l’Environnement. dont vous retrouverez l’intégralité et la pétition nationale sur le site www.agirpourlenvironnement.org.

 

Pourquoi cette campagne ?

 

Les pesticides, et en particulier les insecticides, lesquels tuent directement ou affaiblissent d'innombrables insectes, oiseaux, mammifères et batraciens, sont à l'origine d'une perte importante de biodiversité. Les insectes pollinisateurs tels que les abeilles connaissent un taux élevé de surmortalité liée à l'utilisation de certains pesticides, notamment ceux de la famille des néonicotinoïdes. Ces différents produits ont également un effet néfaste sur la vie microbienne des sols.

 

Les pesticides sont également néfastes pour la santé humaine : cancers, maladies neurovégétatives de type Parkinson ou Alzheimer, risques d'infertilité, malformations congénitales, système immunitaire affaibli etc. Ils ont donc un impact sanitaire important, d'autant plus qu'on les retrouve dans l'eau, dans l'air et dans l'alimentation.

 

Si les premières victimes sont bien sûr les utilisateurs professionnels comme les agriculteurs ou les jardiniers des espaces verts, directement exposés, il n'en reste pas moins que les pesticides se disséminent largement et que les particuliers sont aussi exposés et susceptibles d'en subir les conséquences. Du riverain habitant près d'un champ aux consommateurs qui mangent une pomme contenant des résidus de pesticides en passant par le jardinier du dimanche, tout le monde est exposé !

Notre système agricole, très majoritairement productiviste et reposant sur une industrie chimique omniprésente, est à l'origine d'un problème aigu de santé publique auquel l’État doit faire face en s'engageant sur des objectifs impératifs de réduction drastique des usages de pesticides et d’exclusion de certaines substances, et sur la protection des victimes de l'industrie chimique. Le plan national « Écophyto 2018 » dont l'objectif principal est de réduire de 50 % l'utilisation des pesticides d'ici à 2018, est jusqu'ici inefficace. À rebours des objectifs, l’utilisation des pesticides en France a continué à augmenter de 2,4 % entre 2008 et 2010 !

 

Il est grand temps de protéger les particuliers des risques auxquels ils sont exposés contre leur gré et de renouer avec une agriculture en adéquation avec les milieux naturels, tout en proposant aux consommateurs des produits de qualité sans résidus de pesticides. Renoncer aux pesticides de synthèse est une démarche de progrès revalorisant l’agronomie, les paysans et les territoires tout en assurant la santé des consommateurs et des générations futures.

 

1. Pesticides : l’eau, l’air... la maladie ?

 

Les agriculteurs ne sont pas les seuls à être touchés par les pesticides. En Amérique du Nord, des études ont montré que les pesticides étaient présents dans 82 à 90 % des habitations !

 

Habiter ou côtoyer des lieux publics situés à proximité d'activités agricoles, se déplacer dans une ville qui utilise des pesticides dans les espaces verts, faire une randonnée qui traverse un espace agricole... sont autant de situations entraînant des expositions indirectes aux pesticides.

 

Les évaluations des risques dus à l'exposition aux pesticides sont aujourd'hui incomplètes. Les effets « cocktails » ou les expositions indirectes aux pulvérisations ne sont pas pris en compte alors qu’ils ont des conséquences sur la santé, qui peuvent aller de l'intoxication aiguë au cancer en passant par les problèmes respiratoires, les allergies ou encore des troubles neurologiques. Les femmes enceintes exposées à certains pesticides ont six fois plus de risques d'avoir un enfant autiste que les autres. Cette exposition in utero peut également perturber le développement des fonctions reproductrices chez le fœtus garçon et favoriser chez l'enfant des maladies telles que des cancers.

 

Les victimes des pesticides, que ce soient les riverains des zones d'épandage ou les consommateurs, ont énormément de mal à obtenir réparation. Plusieurs procédures pénales ont été engagées en France mais il est très difficile d'apporter la preuve d'une telle pollution ou celle du lien entre les pesticides et la maladie en question.

Il est aujourd'hui urgent de sensibiliser les particuliers aux risques induits par de multiples expositions aux pesticides, notamment en mettant en place une signalétique très explicite et visible par tous, le long des chemins traversant et/ou longeant les zones de pulvérisation de pesticides...

Qui sommes-nous ?