• Salade
  • Betterave botte
  • Courgette
  • Pomme de terre primeur
  • Fraise
 
 

Il pleut il pleut bergère !

De nouveau un message spécial pluie en direct de nos champs. Et oui c’est bien connu du temps jamais le paysan ne sera content !

 

Avec toute cette eau qui se déverse sur nos campagnes, il devient impossible de rentrer dans les champs avec les tracteurs. Cela pose problème car la saison n’est pas finie : plusieurs de nos producteurs cultivent diverses cultures céréalières, en parallèle des légumes que nous vous proposons. Le seigle, le blé et l’orge d’hiver, la féverole… toutes ces espèces se sèment en fin d’automne. Cette année, avec les importantes précipitations enregistrées, certains semis commencent à être compromis et il faudra peut être renoncer dans certains cas.

 

Côté légume, peu d’espèces s’implantent en dehors des serres en cette saison. L’ail est de ce point de vue une notable exception. Cette année, nous allons tenter de développer significativement cette production jusqu’à présent anecdotique et d’apparition très discrète dans les paniers. Une commande groupée de semences a été réalisée et un topo technique a été fait pour les producteurs concernés, afin de mettre toutes les chances de notre côté. L’objectif ? Pouvoir vous proposer de jolies bottes d’aillet au printemps, et assurer au moins un tour d’ail frais en vrac courant juillet pour parfumer les premières salades de

tomates. La bonne nouvelle, c’est que quasiment toutes les plantations ont pu être réalisées dans les temps par les producteurs concernés … Ca commence donc bien !

 

Notre principal et historique producteur d’ail, c’est Michel Revault, situé à Truyes en Touraine. Les terrains assez consistants et drainants qu’il cultive sont plutôt propices à cette production. Et cette année, il met les bouchées doubles : la plantation a été réalisée à la planteuse, ce qui lui permettra de sarcler les mauvaises herbes mécaniquement pour limiter la concurrence des adventices et assurer un meilleur rendement. Michel a également planté une partie de son ail sous sa serre, en alternance avec des rangs de carottes, car ces deux espèces sont de bons voisins. C’est une technique innovante qui se base sur le principe des associations bénéfiques interspécifiques. Ce système, reconnu de longue date et mi s en œuvre dans de nombreux potagers, est très rarement observé dans les exploitations maraîchères car sa mise en œuvre pratique représente un challenge technique dans le cadre d’une approche professionnelle. Je ne manquerai pas de vous donner des nouvelles et d’envoyer des photos de cette co-culture via notre page facebook.

 

Il y a donc peu de cultures associées réalisées par les producteurs du groupement, mais quelques exemples intéressants : des plants de basilic sont souvent plantés parmi les pieds de tomate, car cela ne pose aucune réelle difficulté technique. Le basilic a l’intérêt d’éloigner par sa forte odeur quelques indésirables. Antoine Gromez, le chef de culture des jardins de Cocagne de Blois, est un autre pionnier chez nous en la matière, avec des réalisations plus complexes : semis associés de radis et de carotte ! L’objectif dans ce cas est de tirer au maximum parti de la surface couverte : le radis se développe beaucoup plus rapidement que la carotte. Il occupe donc l’espace en premier et est récolté plus tôt afin de permettre aux jeunes carottes de développer leurs fanes par la suite.

 

Le métier de maraîcher comprend donc une part d’expérimentation permanente, pour mettre au point et affiner de nouvelles techniques, d’autant plus en maraîchage biologique car les références techniques spécifiques à la bio ne sont pas encore monnaie courante. Matériel, désherbage, choix variétal, associations de culture, fertilisation… Il faut toujours s’adapter et évoluer pour améliorer ses pratiques afin de gagner en qualité et en rendement, ou encore de limiter la pénibilité du travail. Bref, on n’est pas prêts de s’ennuyer !

                                                                                              Edouard

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