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Beaux jours de janvier trompent l’homme en février

Qu’il a fait doux en ce mois de janvier ! Dans les campagnes, tout le monde redoute à présent le retour de bâton de cette météo par trop clémente. Déjà, au fond des chaumières, on tremble à l’idée de la terrible vague de froid que tous les anciens annoncent et qui déferlerait sur nos champs au mois prochain…

 

Peut être bien, mais quoi qu’il en soit ce froid n’est pas redouté mais même presque attendu par vos producteurs.

Il est sûr que les conditions de travail sont nettement moins agréables lorsqu’il fait très froid (pour s’en convaincre, il faut essayer une fois de passer deux heures à cueillir une cinquantaine de kilos de choux de Bruxelles, en plein vent, par une froide matinée d’hiver…). Il y a également un risque que le gel détériore la qualité de certains légumes qui restent en plein champ, comme les carottes ou les choux pommés. Mais il y a aussi des avantages. Par exemple pour ceux qui ont des terres lourdes et qui pratiquent le labour, l’action du gel est fort attendue, car elle permet d’améliorer la structure des sols : la morsure du froid suivie du dégel entraîne une action physique permettant de briser les mottes naturellement, sans travail ni aucun effort !

 

En parallèle, une vague de froid est réputée efficace pour détruire les populations des ravageurs de culture, ce qui est plutôt bénéfique également pour nos fermes (encore faut-il y croire…).

Enfin ne dit-on pas que « neige de février vaut fumier » ? Eh oui, les apports en éléments nutritifs consécutifs à une chute de neige sont trop souvent négligés, mais il faut savoir que la neige fertilise naturellement nos sols.

 

Alors décidément non, nous ne craignons pas vraiment ce froid, mais plutôt un déséquilibre climatique plus global qui aboutirait à un printemps maussade, comme ce fut le cas pour les deux dernières années. Cela aurait des conséquences beaucoup plus lourdes sur les plannings de production, les rendements, l’organisation du travail et le moral !

 

Mais n’y pensons pas car en attendant, ça pousse ! Les choux de Bruxelles ont bien profité de ce temps frais et c’est cette année un plaisir de les cueillir pour vous les proposer dans les paniers. La mâche, la roquette, les jeunes pousses s’affolent dans les tunnels et les récoltes abondent.

 

Pendant ce temps, on fait travailler la matière grise : formations techniques, réunions de producteurs ou encore réflexion sur la planification de la campagne à venir occupent les esprits.

Perrine, salariée de l’association en charge de la planification et de l’approvisionnement des paniers, est occupée à plein temps à travailler sur la planification des légumes de l’automne-hiver 2014-2015. C’est un travail de fourmi, qui consiste à prévoir la quantité et le type de légume à apporter chaque semaine pour chaque producteur de l’association. Au préalable, il faut faire le point sur ce qui a marché ou pas en 2013, sur les perspectives de développement ou de diversification, reprendre en considération l’avis de nos abonnés préférés qui auront répondu au sondage, etc…

Cette planification, validée en même temps que le prix des légumes par les producteurs au cours de deux réunions annuelles, est fondamentale dans le fonctionnement des Paniers Bio du Val de Loire. Elle permet d’assurer l’approvisionnement d’une part, et d’autre part de sécuriser considérablement le débouché pour les paysans qui peuvent dès lors se concentrer sur les aspects purement techniques de la production.

 

Tout cela est rendu possible par votre engagement annuel, qui trouve toute sa pertinence lorsque l’on considère les réalités des producteurs et des cycles végétaux : les plants de patates que vous mangerez l’hiver prochain sont déjà commandés. Les échalotes qui assaisonneront vos plats en mars 2015 commenceront à être plantées dans un mois. Alors une nouvelle fois, merci de votre confiance, qui nous aide à développer une filière intelligente et sécurisante, pour un métier qui présente par ailleurs déjà suffisamment d’incertitude.

                                                                                              Edouard

Edouard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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