Février et mars trop chauds...

Février et mars trop chauds, mettent le printemps au tombeau…

Aïe aïe aïe, il faut espérer que ce dicton du fond des âges soit pure fadaise, ou 2014 commencera bien mal pour nous ! Une troisième année consécutive sans véritable printemps ne serait pas la bienvenue. Mais que se passe-t-il dans nos champs, vous demandez-vous, fort légitimement… Eh bien rien du tout voyez-vous, car il pleut beaucoup trop sur nos campagnes pour nous aventurer dans les parcelles gadoueuses !

Plus sérieusement, pour le moment, les interventions en plein champ ne sont pas envisageables et seuls Jean Louis et Dimitri Hibry, situés à Sassay dans notre belle Sologne, ont réussi à trouver un créneau dans cette météo bretonne pour réussir à semer, in-extremis, du petit pois ! Nous pouvons saluer cette réussite comme l’exploit du mois de février. Un ingénieux système de mini-tunnel disposé sitôt le semis réalisé au-dessus de la culture, permet de le maintenir au chaud et surtout, à l’abri des grandes eaux qui baignent la région.

Non loin de là, à Saint Claude De Diray, dans une autre parcelle fort sableuse à deux pas de la Loire, les asperges de Jean Michel Morand se réveillent ! Les températures douces ont sorti les griffes de leur torpeur hivernale. Pourtant celles-ci sont profondément enfouies au cœur des butes de sable destinées à les protéger du froid.

Bonne nouvelle donc, car les asperges devraient être à l’heure. Ceci est d’autant plus satisfaisant que pendant ce temps, nos frigos et champs se vident de leurs réserves…

Cette semaine, les dernières carottes de conservation seront sorties des frigos de Catherine Carré à Saint Hilaire Saint Mesmin, à côté d’Orléans. Catherine est la reine de la conservation des légumes racines, notamment grâce aux grands frigos dont elle dispose pour conserver ses pommes. Malheureusement, le stock arrive à sa fin un peu tôt cette année.

Epuisées également les réserves de navets, de betteraves, de courges, de panais et même de choux, ce légume que vous aimez tant ! Bientôt finies les récoltes de mâche, de jeunes pousses, de roquette et de pourpier… Nous sommes à une saison charnière.

Mais qu’allons-nous manger d’ici la fin de l’hiver, vous demandez-vous, encore une fois, fort légitimement. Rassurez-vous, il reste plusieurs cordes à nos arcs : le poireau, magnifique en ce moment, sera présent jusqu’en avril. Les stocks de pommes de terre, d’oignons, de topinambours, de céleri rave et de pommes tiennent le coup. Les blettes repoussent sous les tunnels chez Alain Yvon, qui retourne cueillir cette semaine pour garnir en verdure vos paniers. Les radis arrivent à pleine vitesse, motivés par la douceur des températures. En parallèle, nous allons aussi compter sur nos amis de Bretagne, qui devraient pouvoir nous fournir de beaux choux fleurs dans le mois qui vient.

A l’abri dans les tunnels, les cultures de légumes primeurs se bousculent… Il va maintenant être temps de mettre les pieds (et surtout les tracteurs) dans les champs en plein air. Il faudra plusieurs jours consécutifs sans pluie pour que les producteurs puissent commencer à travailler les sols, à épandre le fumier, puis à semer et planter. Ce délai varie considérablement selon la nature des sols, d’environ 3 à 15 jours… D’ici là, la seule chose à travailler sera sa patience!

Edouard

 

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