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Abeilles et Humains, même combat

Sophie LACOSTE (La Nouvelle République, TV Magazine, du 9-15 février 2014)

 

Certains insecticides utilisés en agriculture intensive, qui déciment les abeilles, seraient aussi toxiques pour l’homme.

 

Par un communiqué du 17 décembre 2013, l’agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) a proposé de revoir à la baisse les niveaux de certains insecticides utilisés en agriculture intensive. En effet, ces molécules auraient des effets toxiques sur nos neurones…

 

Protéger notre cerveau

 

Depuis des années, les apiculteurs se battent pour que les insecticides «néonicotinoides» ne soient plus utilisés. En effet, ces molécules ont des conséquences dévastatrices sur les abeilles. Il aurait été légitime, sans doute, de réagir en arrêtant l’usage de ces produits pour sauver les abeilles, sans lesquelles 80% des fruits et légumes que nous consommons n’existeraient pas. Mais cela n’a, jusqu’ici, pas suffi à convaincre les pouvoirs publics. Cependant, il est désormais question de toxicité chez l’homme : difficile alors de ne pas prendre le problème en considération.

 

Des recherches récentes

 

Le groupe scientifique de l’EFSA (groupe PPR) travaillant sur les produits phytopharmaceutiques et leurs résidus «a constaté que l’acétamipride et l’imidaclopride  peuvent affecter de façon défavorable le développement des neurones et des structures cérébrales associées à  des fonctions telles que l’apprentissage et la mémoire». Il a conclu son rapport en demandant à ce que les taux d’exposition actuels soient revus à la baisse, car les seuils acceptés ne constituent pas «une protection suffisante pour éviter toute neurotoxicité développementale»

 

A quand l’interdiction ?

 

D’autres insecticides nicotinoides sont largement employés en agriculture intensive. L’usage de certains est partiellement suspendu depuis le printemps dernier, mais il n’y a pas de décision stricte d’interdiction, au grand désespoir de l’Union nationale de l’apiculture française. L’Unaf relève que les dernières études « démontrent une fois encore que les abeilles ne sont pas les seules victimes de ces molécules». En réaction à l’alerte donnée par l’EFSA, l’Unaf a réagi sans attendre : «Ces  insecticides, mis sur le marché sans une évaluation appropriée, ont provoqué une hécatombe chez les insectes pollinisateurs, et les apiculteurs demandent depuis plus de dix ans l’interdiction de ces produits».

 

Comment pouvons-nous agir à titre individuel ? Sans doute en essayant de consommer autant que possible des produits issus de l’agriculture biologique…

Qui sommes-nous ?