• Salade
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  • Courgette
  • Pomme de terre primeur
  • Fraise
 
 

L’été est à nos portes

Les plus chanceux d’entre vous ont déjà reçus nos premières tomates… Ca y est, l’été arrive !

Question travail, le mois de juin est l’un des plus chargé pour les maraîchers : travail du sol, semis et plantation, taille, palissage, arrosage, désherbage et récoltes de tout poil… tout se bouscule, pas le temps de reprendre son souffle !

C’est aussi un mois crucial pour la réussite de plusieurs cultures qui se font en « semis direct », comme la betterave, le panais, la carotte ou encore le persil tubéreux. Pour toutes ces espèces, les producteurs utilisent un semoir afin de mettre directement les graines en terre. Le réglage des semoirs n’est pas toujours évident et il faut également bien gérer les arrosages pour assurer la germination des graines. Un suspense parfois insoutenable, d’autant plus que pendant ce temps, les mauvaises herbes poussent ; pour un panais, on peut parfois attendre 3 semaines avant de voir les plantules pointer le bout du museau. Du coup il n’est pas rare que vos producteurs doivent recommencer un semis qui n’aura pas bien levé ou qui se sera trop « sali » (comprenez qu’il y a dans ce cas tellement d’herbe qui aura levé avant la culture que ce ne sera plus rentable de désherber et entretenir la parcelle).

Dans la série des trucs et astuces, le désherbage thermique : une arme redoutable dont tout bon maraîcher biologique sait se servir pour la réussite de ces semis délicats. Il s’agit alors, une fois que le semis a été réalisé et que les graines (de carotte par exemple) commencent tout juste à germer, de passer le désherbeur thermique pour tuer toutes les mauvaises herbes qui auront germé. La carotte pourra alors sortir de terre au milieu d’un champ d’un cimetière de mauvaises herbes brûlées et elle ne s’en portera que mieux car il y a alors beaucoup moins de compétition pour l’eau et la nourriture. Chez nous pas de pitié donc pour les mauvaises herbes à ce stade de la culture : elles passent dans la plupart des cas sous la flamme des chalumeaux, qui sont présents sur quasiment toutes nos exploitations. L’élévation de température provoquée par le passage rapide d’une flamme très chaude provoque l’éclatement des cellules des plantes puis leur mort.

C’est donc en ce moment que se joue une bonne partie de ce qui remplira vos paniers de cet hiver.

C’est d’autant plus vrai qu’en parallèle, pour les oignons et les pommes de terre qui sont à présent en pleine croissance, l’ennemi rôde… Eh non, il ne s’agit pas dans ce cas de l’abominable puceron, si détestable mais facile à repérer. Dans ce cas l’ennemi est plus sournois car microscopique : il s’agit du mildiou. Suite aux pluies orageuses qui ont traversé le pays, tous les voyants sont au rouge, le risque est maximum ! Les producteurs, pour s’en prémunir, utilisent un remède naturel connu depuis l’antiquité romaine : la bouillie bordelaise. Il s’agit d’une préparation à base de cuivre autorisée en agriculture biologique, qui a l’intéressante propriété de stopper le développement du champignon.

Espérons donc que le beau temps se maintienne afin de limiter les risques.

Enfin, pour rappeler comme nous sommes dépendants de la météo, je profite de ce mot pour signaler que deux de nos producteurs ont été sévèrement grêlés en début de semaine dernière. Chez Denis Renard à Allainville en Beauce, où vous étiez peut être venus nous rencontrer à l’occasion de la fête des paniers 2013 : oignons, épinards et pommes de terre ont reçus des grêlons gros comme des balles de golf, broyant tout sur leur passage.

Chez votre fidèle producteur de tomate Julien Chenault (à Saint Cyr en Val) ce sont les serres en verre qui ont été endommagées par des grêlons tout aussi gros. Un nombre considérable de carreaux sont brisés, obligeant Julien a ramassé des centaines d’éclats de verre. Comme ils sont nombreux dans son cas sur la région orléanaise, souhaitons donc que les réparateurs arrivent au plus vite pour remplacer les verres brisés avant que la pluie revienne et ne compromette la production de tomates et concombres qui débutait à plein pot depuis quelques jours.

Malgré toutes les astuces que nous pourrons trouver, nous resterons toujours bien peu de choses face à ces aléas climatiques qui font pourtant partie intégrante du métier de maraîcher.

 

Edouard

 

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