• Salade
  • Betterave botte
  • Courgette
  • Pomme de terre primeur
  • Fraise
 
 

Et si le Bien-Etre au travail

Et si le Bien-Etre au travail passait par des ateliers cuisine ?

 

En ce début d’année, l’association Bio-solidaire (en charge du conditionnement de votre panier) a décidé de développer ses actions autour des légumes et de mettre en place un projet  à destination des salariés en insertion avec le double objectif suivant :

-Apprendre à se connaître et donc créer, le plus rapidement possible, du lien avec des personnes dont le séjour chez nous se limite parfois à quelques mois.

-Mettre en place des ateliers pour aborder la question alimentaire et les règles de base en matière d’hygiène (en évitant que cela prenne la forme d’un cours de cuisine ou de diététique) mais aussi parler budget, santé, réduction du gaspillage….

 

Pour mener à bien ce projet, nous avons décidé de mettre en place une formation intitulée « Encadrer et animer un atelier cuisine à destination de public en situation de précarité »  proposé par « les Anges Gardins », une association qui gère un Jardin de Cocagne dans le Pas-de-Calais et qui s’est spécialisé sur cette thématique depuis plusieurs années; 5 permanents se sont portés volontaires pour y participer : Pierre et Cédric encadrants maraîchers, Isabelle encadrante technique, Laurence conseillère en insertion ainsi que Simone administratrice de notre association et moi, Martine secrétaire.

Les premiers échanges ont clairement mis en évidence que ce qui nous guidait au-delà des objectifs nutritionnistes c’était bien le plaisir et la convivialité afin de favoriser le bien-être. Avec Caroline et Dominique, les formateurs, les principes de base ont été posés en terme d’organisation :

-un matériel simple à disposition, comparable à ce dont les salariés disposent chez eux, « on se contente de l’essentiel ».

-une méthode un peu formelle avec la nécessité de ne pas négliger les différentes étapes : l’accueil, la présentation de chacun, la présentation du plat retenu, les conditions de réalisation avec le timing, la répartition des tâches, la dégustation avec photo des participants et enfin la rédaction de la fiche produit…

-l’identification des points que nous voulions travailler avec eux : l’hygiène en particulier mais aussi la manière d’éviter le gaspillage (utiliser les restes, les légumes abimés ou biscornus).

L’objectif final est surtout de susciter l’envie et montrer que préparer un repas ne prend pas spécialement du temps.

 

Ces 3 jours de formation se sont passés avec le sérieux nécessaire mais dans la bonne humeur ! Chacun y est allé de son imagination pour la création des plats et cela a donné lieu à de belles envolées culinaires. Pour en citer quelques-unes (embarquement nordique sur la mer du Japon, bricks choux de Bruxelles miel, chèvre, ..).

Il y a eu un moment important : celui de la dégustation. C’est toute l’équipe de permanents qui a été conviée au repas du 3ème jour et qui a pu apprécier la grande diversité de plats concoctés par les stagiaires.

 

Nous sommes ensuite passés à l’action auprès des salariés en insertion et deux ateliers ont eu lieu, animés par Pierre et moi, Laurence et Isabelle avec Heriknaz, Cindy, Audrey et Oussman. Parallèlement, Lautéria et Fernando ont réalisés des soupes et nous envisageons d’ores et déjà de la rendre quotidienne. Ces deux actions ont rencontré un grand succès.

Véritable lieu de prise de parole, d’initiatives  personnelles, d’échanges culturels, nous voulons qu’ils soient l’occasion de rendez-vous réguliers qui permettent de progresser dans une démarche globale. Les préoccupations primordiales des personnes en situation de précarité sont de trouver un toit, de se sentir en sécurité, d’avoir des revenus, de se nourrir. La question de l’équilibre alimentaire n’est pas leur priorité. Leur alimentation se révèle, de fait, peu diversifiée comportant moins de fruits et légumes et malheureusement plus de boissons sucrées et de plats tout prêts.

Nous souhaitons en multipliant différents types d’ateliers contribuer à inverser cette tendance. Le chemin vers l’insertion peut être long mais toutes les actions visant à maintenir la sociabilité et la confiance en soi méritent d’être entreprises !

                                                                                              Martine

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