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Premières semailles au jardin d’insertion

 Premières semailles au jardin d’insertion de Val Bio Ile de France

 

Article de Stéphane LE PUILL paru dans le Magazine du Conseil Général du Val de Marne – numéro de février 2015

Des légumes bio produits sur un terrain de la Plaine-des-Bordes, c’est désormais une réalité. Il faut juste attendre que ça pousse… Huit personnes recrutées en emploi d’insertion ont aménagé une première parcelle et planteront les premières graines au printemps.

Premières semailles au jardin d’insertion

Parmi les multiples projets lancés par le Conseil général et ses partenaires sur le parc départemental de la Plaine-des-Bordes, une exploitation devenue une friche de 44 hectares après la cession d’activité de la pépinière de Val d’Yerres, le jardin d’insertion sort de terre cette année. « La parcelle est désormais prête à être mise en exploitation et nous avons également commandé des analyses de la terre en laboratoire pour déterminer ce qu’il est le plus judicieux d’y faire pousser », relate Astrid Berne, responsable du site pour Val Bio Île-de-France, l’association qui mène ce projet de maraîchage biologique en milieu urbain. En attendant le début d’exploitation de ce jardin, courant mars, elle fait travailler son équipe sur la mise en clôture de l’asinerie, un autre projet original de la Plaine-des-Bordes porté par Francilianes autour de l’élevage d’ânesses. Après avoir élagué, coupé et taillé sur le terrain dédié à l’agriculture biologique, Mouloud Hamani manie marteau et clous pour enclore le périmètre de l’asinerie. « C’est ma conseillère à l’Espace départemental des solidarités (EDS) de Champigny qui m’a proposé de postuler auprès de Val Bio. C’est un travail que je découvre et j’apprécie de travailler au grand air. » Son collègue, Julien Manéa, est plus expérimenté. « J’ai déjà fait de la cueillette dans les fermes et les vergers et également entretenu des jardins de particuliers, explique cet habitant de Sucy-en-Brie. J’aime ce genre d’activité en extérieur, ainsi que tout ce qui tourne autour du bricolage. »

Travailler à nouveau et préparer sa reconversion

Employés cinq jours par semaine, de 8 h 30 à 13 h 30, les salariés de cet atelier-chantier d’insertion devraient progressivement atteindre l’effectif de 35 personnes. Tous ont été adressés à Val Bio par les EDS du Conseil général ou ses partenaires de l’Action sociale. Encadrés par deux permanents de l’association Val Bio « ils feront du maraîchage biologique sur 8 hectares et développeront des compétences transversales car l’objectif est qu’ils mettent à profit cet emploi pour se construire un nouveau projet personnel et professionnel », explique Véronique Frelon, directrice de Val Bio Île-de-France. Si, pour certains, il s’agit avant tout d’une

reprise d’activité après une longue période de chômage, pour d’autres, c’est d’emblée un moyen de préparer sa reconversion. « J’ai travaillé dans une entreprise de charpente industrielle jusqu’à sa fermeture, raconte Ricardo Misungay, habitant de la Queue-en-Brie. À 43 ans, je n’ai pas envie de reprendre un travail

sur les toitures ». Auriel Chambaron, 19 ans, titulaire d’un bac ES, résident de Chennevières apprécie ce premier emploi même s’il ne compte pas rester plus de six mois. « Cela me permet de faire le point sur ce que je veux faire car je me suis un peu perdu dans mes études universitaires, entre la géographie et la musicologie. Mais j’aime cette activité, je la pratiquais déjà à titre bénévole dans un jardin collectif. »

Val Bio dispose, par ailleurs, d’un entrepôt à Choisy-le-Roi qui lui permet de gérer toute la logistique de livraison de ses paniers bio produits dans le Val-de-Loire dans 200 points en Île-de-France. Ils sont acheminés en camionnettes par des salariés en insertion qui travaillent en binômes. Fatoumata Koreki, tout juste revenue d’une tournée, décrit son parcours : « On a livré en Seine-et-Marne et dans les Hauts-de-Seine, mais également dans notre département à Vincennes, Choisy, Saint-Mandé et Vitry. Avant, j’avais un CDD de neuf mois chez Ikea comme caissière. J’apprécie ce travail, il y a une bonne ambiance mais je souhaite avant tout suivre des formations pour trouver ensuite un poste d’assistante administrative. L’essentiel, c’est de ne pas rester à rien faire. »

 

LA PREMIÈRE RÉCOLTE, C’EST POUR CET ÉTÉ

Jusqu’à présent, tous les paniers bio livrés en Île-de- France par l’association Val Bio sont garnis de productions réalisées dans la région Centre. Dès l’été, la terre de la Plaine-des-Bordes apportera sa contribution limitée aux légumes. Dans un premier temps, des radis, salades, fèves et haricots suivant les conditions météorologiques. « Il y aura un mixte entre ce qui est produit sur place dans le Val-de-Marne et le maraîchage du Val-de-Loire, explique Véronique Frelon, directrice de Val Bio Île-de-France, car pour livrer toute l’année des paniers au contenu diversifié, il faut cultiver environ 70 légumes et fruits différents. » L’association propose donc aux Val-de-Marnais intéressés par ce projet solidaire de souscrire à son offre baptisée « Les paniers du Val-de-Marne ». Il s’agit d’un panier hebdomadaire contenant quatre à cinq variétés de légumes ou fruits bio. Ces paniers sont livrés chez des commerçants qui acceptent de servir de dépôts et récupérés ensuite par les particuliers abonnés à l’offre.

A terme ce jardin produira des légumes que vous retrouverez dans Les Paniers Bio du Val de Loire et proposera son propre système d’abonnement.

A retrouver sur le site http://www.valbioiledefrance.a3w.fr, rubrique « on parle de nous »

 

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