Sale temps pour les légumes...

La fin du mois d’avril aura été compliquée cette année pour les producteurs des Paniers Bio du Val de Loire …

Un épisode pluvieux a eu lieu les derniers jours d’avril et le 1er mai, avec de fortes précipitations aux nombreuses conséquences.

 

Même si l’on n’a pas forcément battu des records, les chiffres enregistrés ces jours-ci sont tout de même impressionnants : dans les départements du Loir-et-Cher (41) et de l’Indre-et-Loire (37) notamment, il est tombé 30 à 40, voire 45 mm d’eau par endroits en seulement 24 heures. Pour mieux comprendre l’ampleur de ces données, rappelons que pendant un mois d’avril « normal », dans la région il tombe environ 50 à 55 mm d’eau.

 

Le problème, c’est surtout que les perturbations se sont enchaînées, sans aucun répit, et c’est ce cumul sur plusieurs jours qui est devenu critique : en 3 jours, il est tombé 60 à 80 mm d’eau, ce qui représente l’équivalent d’1 mois et demi de précipitations…

Résultat : les sols sont chargés d’eau et la terre n’arrive plus à absorber le surplus.

 

Les conséquences de cet engorgement des sols sont nombreuses : retard de semis, dégradation des plantations, impossibilité d’accéder aux champs…

 

La nature du sol est très déterminante dans ce genre de situation, en effet le temps de stagnation de l’eau est directement lié à la nature du sol : une terre sableuse, calcaire, limoneuse, ou argileuse, ne réagira pas de la même façon, un sol sableux par exemple va moins retenir l’eau.

 

Les terrains saturés en eau sont pour le moment impraticables avec les engins. Les semis et plantations qui étaient programmés ces jours-ci (panais, courgettes, céleris) vont être repoussés d’au moins 10 à 15 jours… et les plants vont devoir patienter plus longtemps que prévu, un peu à l’étroit dans leurs godets.

 

Sous les tunnels, bien sûr les dégâts sont moins importants que pour les cultures de plein champ. Les sols sont eux aussi gorgés d’eau, mais la pluie n’est pas tombée directement sur les cultures, abîmant les fleurs ou les jeunes plantations fragiles. En revanche, il faut veiller à bien aérer pour éviter la condensation.

 

Le rendement est également impacté par ces intempéries, les salades par exemple ont du mal à pousser. Et il faut en plus redoubler de vigilance car on peut craindre qu’elles pourrissent au pied.

Ces fortes pluies augmentent par ailleurs les risques de développement de maladies, principalement des champignons, qui se propagent dans les potagers quand l'humidité est trop importante.

 

Autre conséquence : les mauvaises herbes poussent très vite et abondamment, et comme il est impossible de désherber mécaniquement dans l’immédiat, cela signifie que l’on peut déjà prévoir beaucoup plus de temps de désherbage manuel dans les semaines à venir…

 

Mais ne dressons pas un tableau trop noir. Le vent a suivi ces jours de pluie, la douceur est de retour, et grâce à la diversité des producteurs des Paniers Bio du Val de Loire, implantés sur des territoires variés, des natures de sols différentes, avec des cultures et des techniques diversifiées… toutes les conditions sont réunies pour que vos paniers bio ne souffrent pas de cet épisode météo.

 

Le soleil reprend déjà ses droits et offrira aux légumes et fruits toutes les saveurs et couleurs attendus pour l’été.

 

Céline

 

 

 

Qui sommes-nous ?