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Inondations : 4 milliards d'euros de pertes .....

Des nouvelles des mesures d’indemnisation. En attendant que la situation s’éclaircisse, si tel est le cas…, n’oubliez pas que vous pouvez aider directement et concrètement nos producteurs : https://bluebees.fr/fr/project/256-maraicher-val-bio-centre et https://bluebees.fr/fr/project/252-inondations-solidarite-mathieu

Inondations : 4 milliards d'euros de pertes pour les agriculteurs

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/08/03/20002-20160803ARTFIG00130-inondations-4-milliards-d-euros-de-pertes-pour-les-agriculteurs.php

Par Eric de La Chesnais, Victoria Masson
Publié le 03/08/2016

Les rendements baissent d'environ 25 à 30%, a estimé ce mercredi matin Stéphane Le Foll. Les fortes pluies de mai ont particulièrement touché les cultures de blé, pour lesquelles le ministre de l'Agriculture a présenté un plan d'aide la semaine dernière.
Après les inondations qui ont touché la France au mois de mai dernier, les agriculteurs font les comptes. Et les dégâts sont lourds. Les pluies diluviennes ont engendré quatre milliards d'euros de pertes pour les agriculteurs, chiffre la FNSEA. «Environ 75% du territoire est touché, et les exploitants accusent une baisse de 50 à 70% de leur chiffre d'affaires en moyenne», note Philippe Pinta, président de l'Association générale des producteurs de blé (AGPB).

«Il y a une baisse des rendements d'à peu près 25 à 30% par rapport à l'année dernière, a de son côté déclaré ce mercredi matin Stéphane Le Foll. Et on a des prix bas». Le blé a particulièrement été touché. «En 1947, la récolte française de blé était en baisse de 28%. En 2016, nous nous acheminons d'après notre dernière mise à jour sur une moisson en baisse de 26%, à 28,2 millions de tonnes, explique Didier Nedelec, directeur général du cabinet ODA, alors que les trois quarts des terres françaises semées en blé sont récoltées. Le manque à gagner pour la France en terme de ventes de blé à l'export serait de 3 milliards par rapport à l'an dernier, soit un impact négatif de 0,15% sur le PIB», estime-t-il.
Des indemnisations pour la fin d'année
Céréaliers, maraichers, tous espèrent des indemnisations pour les aider à relancer leur production. «Les premiers dossiers d'indemnisation ont été finalisés. Nous avons reconnu, lors du Comité des calamités agricoles du 26 juillet dernier, sept départements en calamité agricole», explique Joël Limouzin, vice-président de la FNSEA en charge du dossier des calamités agricoles. Reste que l'expertise de terrain est longue. «Une fois le département rendu éligible au fonds d'aide, un volet financier lui est attribué, et les agriculteurs peuvent faire des demandes individuelles», ajoute le vice-président de la FNSEA. Il faudra sûrement attendre «la fin d'année, voire le début de l'année prochaine» pour obtenir l'indemnisation, qui s'élève à 30% des pertes.
Certains exploitants, non assurables, craignent de ne pas recevoir d'aide. «Les céréaliers n'ont pas le droit à la calamité agricole, note Philippe Pinta de l'AGPB. Ou on s'assure, ou on n'a rien». La FNSEA s'inquiète également du risque sanitaire, porté par des conditions climatiques difficiles cette année pour les producteurs. «Des terrains ont été détruits par l'eau, qui a charrié des détritus», explique Joël Limouzin. Pour soutenir les céréaliers en difficultés, qui connaissent la pire moisson depuis l'après-guerre, Stéphane Le Foll a présenté la semaine dernière un plan d'aide. Dispositifs de garantie des prêts, reports de paiement des cotisations, l'objectif est clair: que les agriculteurs «disposent de la trésorerie nécessaire à la relance d'un nouveau cycle de production». Coop de France, la Fédération des coopératives agricoles qui représente 60% des volumes moissonnés en France, a rencontré le ministre de l'Agriculture ce mercredi matin. Elle propose notamment des «prêts à court terme à taux nul» et des «mesures de report ou d'allégement des charges sociales». Le député LR Julien Dive propose lui de venir en aide aux agriculteurs via un grand emprunt.

 

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