Article de presse "La France Agricole"

 

Nous vous proposons de partager cet article, paru dans « La France Agricole » par Aude Richard, le 16 mai 2017

 

Enfin des aides bio pour 2017 !

 

La Région du Centre-Val de Loire a débloqué 200 000 € pour financer les aides bio au maintien en 2017. Un coup de pouce salué par les producteurs, mais qui ne résout pas tout.

Lors de la manifestation des agriculteurs bio, le 16 décembre 2016, la Région s’était engagée à trouver une solution pour le paiement des aides. Le 12 mai 2017, elle a voté une enveloppe de 200 000 € qui permet de lever une somme identique pour l’État et 1,2 million d’euros (M€) de fonds européens. Parallèlement, la Région a obtenu 2 M€ du Feader (Europe) supplémentaires.

6 millions d’euros

Au total, avec le financement des agences de l’eau, l’enveloppe disponible dès maintenant avoisine les 6 M€. Pour 2017, les aides à la conversion et au maintien pourront donc être payées. Néanmoins, les plafonds seront abaissés à 20 000 € pour la conversion et à 8 000 € pour le maintien.

« Tout est loin d’être réglé », soulignent les élus de la Région Centre. Les demandes d’aides à la conversion au titre de 2017 seront d’autant plus nombreuses que, compte tenu des difficultés de financement des aides de 2016, les agriculteurs en conversion ont été incités à reporter leur demande.

Priorité aux conversions pour 2016

En effet, pour 2016, la Région, les chambres d’agriculture et Bio Centre ont dû définir des priorités face à un nombre de dossiers sous-évalués par rapport à l’enveloppe initiale. Seules les aides à la conversion pourront être financées. Celles pour le maintien ne le seront pas mais, selon la Région, les bénéficiaires écartés en 2016 pourront déposer une nouvelle demande en 2017. « Ce geste de 200 000 € permet de débloquer la situation, mais n’est pas suffisant.

 

Nous demandons à la Région de soutenir les gens mis en difficulté par ces changements », précise Jean-François Vincent, président de Bio Centre.

 

Les logiciels se déploient

Pour Étienne Gangneron, vice-président de la FNSEA et agriculteur bio dans le Cher, cette mesure n’est pas à la hauteur des ambitions affichées. « Le conseil régional souhaite que le Centre-Val de Loire devienne une grande région céréalière, mais il met six mois pour débloquer 200 000 € ! »

D’un point de vue administratif, les logiciels de traitement des déclarations commencent tout juste à être déployés. Les services de l’État se sont engagés à traiter les dossiers de 2015 avant la fin de l’été.

 

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