Le poivron, un des légumes star de l’été !

 Bien souvent, quand on pense légume d’été, c’est la tomate qui vient en premier, puis la courgette et l’aubergine. Mais que seraient nos salades, ratatouilles ou encore taboulés sans le poivron ?

Le poivron, considéré comme un légume est en réalité le fruit d’une plante. Il en existe plusieurs variétés, et c’est une excellente source de vitamines A et C.

Parlons poivron avec Alain Yvon, notre producteur de La Chapelle-Saint-Martin dans le Loir-et-Cher :

Alain cultive du poivron depuis environ 7/8 ans. Il a sélectionné 2 variétés : le poivron allongé appelé aussi corne de taureau, et le classique poivron carré. Cette année, on peut dire que tout se passe bien, les bonnes conditions météo sont réunies. Les pieds de poivron ont été plantés mi-mai à l’abri sous la serre. Depuis, les températures ont été relativement hautes et la pousse des poivrons a été rapide, Alain a récolté les premiers au début de mois de juillet, soit 2 semaines plus tôt que les autres années ! Le poivron est un légume assez facile à cueillir, puisqu’il pousse en hauteur. La cueillette se fait à la main. Et sur un pied on peut espérer récolter une vingtaine de fruits en moyenne.

En fait, selon Alain, le plus dur dans la culture du poivron c’est le palissage (c’est l’action qui consiste à attacher les branches et tige d’une plante sur une structure pour la guider dans sa pousse). En effet, il faut attacher les plants de poivron avec des ficelles sur des piquets, sinon les plantes auront tendance à ployer sous le poids des fruits et donc à se casser. Pour cela, certains producteurs utilisent parfois des piquets à tomate.

Comme avec toutes les cultures, afin de préserver la qualité des sols, Alain pratique la rotation et ne plante jamais ses poivrons 2 ans de suite au même endroit. Alain fait ainsi se succéder sous ses tunnels des salades, des courgettes, des fenouils, des pommes de terre primeur, du couvert végétal (sorgho), puis des blettes.

Le saviez-vous ?

Les poivrons changent de couleur au fil de leur mûrissement : le poivron vert est cueilli avant sa pleine maturité. S’il est laissé sur le plant, il deviendra jaune, puis orange et ensuite rouge à la toute fin de son mûrissement.

Alain ne récolte que du poivron vert, ce dernier étant plus résistant aux manipulations et au transport, ce qui garantit une bonne tenue dans les paniers.

 

Anecdotes

La première année où Alain a décidé de se lancer dans la culture du poivron, la terre était toute neuve et donc très fertile, à tel point que ses pieds sont montés à 1,80m de hauteur ! Une vraie forêt dans laquelle Alain disparaissait lors de la cueillette !

Au mois de mai dernier, Alain nous a apporté (aux salariés de l’association) des plants de poivron. Avec plus ou moins de succès, chacun les a plantés chez lui, dans son jardin ou sur son balcon, et les premiers fruits commencent  à arriver, tout doucement... Mais qu’Alain se rassure, pour le moment nous ne lui ferons pas concurrence !

 

Pour finir, quelques idées recette

Une petite astuce culinaire pour retirer la peau : faites rôtir le poivron sous le gril du four ou sur une flamme (cuisinière ou chalumeau), puis enfermez-le dans du papier aluminium ou un sac. Une fois refroidi, la peau se décollera facilement.

Le poivron est vraiment facile à cuisiner et se prête à de très nombreuses préparations. Il est aussi bon cuit que cru, et peut se décliner mariné, frit, rôti, farci (avec de la viande, du poisson, du riz ou des légumes), sauté, grillé, poêlé, en coulis, pour agrémenter des brochettes, en piperade, en omelette ou en ratatouille, dans les salades, en saumure, au vinaigre, dans l’huile d’olive comme antipasti… Le poivron se consomme de 1000 façons ! Et vous, comment le préférez-vous ?

 

Céline



 

 

 

 

 

 

 

 

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