Baromètre consommation

 06/03/2019

 

Cette semaine, nous vous proposons de partager quelques extraits du «baromètre 2019 de consommation et perception des produits biologiques en France», qui a été présenté lors de la conférence de presse de l’Agence BIO du jeudi 21 février, juste avant l’ouverture du Salon de L’Agriculture. Il y est question du développement de l’agriculture biologique qui fait apparaître de nouveaux modes de consommation, habitudes alimentaires et profils de consommateurs.

L’intégralité de cette étude est disponible sur le site www.agencebio.org

 

Editorial de Gérard MICHAUT Président de l’Agence BIO Florent GUHL Directeur de l’Agence BIO

La consommation bio a le vent en poupe. La curiosité et l’appétence de nos concitoyennes et concitoyens ne sont plus à démontrer. Elles ne se démentent pas. Ainsi, plus de la moitié des Français (57%) déclare avoir modifié ses comportements alimentaires et culinaires, en 2018. Les visages de cette modification sont multiples. On veille davantage à la provenance de ce que l’on mange, à la manière dont c’est produit, au fait de manger des produits sains. On retrouve le goût du fait maison. La montée de la préoccupation environnementale joue bien évidemment un rôle moteur dans cette évolution. Les produits bio apparaissent en effet comme un bon moyen de conjuguer exigence individuelle de mieux-être et dimension collective de sauvegarde de la planète. Toute la question est de mesurer si cet engouement constitue une tendance durable ou éphémère. La réponse à cette question dépend de plusieurs facteurs. En ce qui concerne l’alimentation, la question clef est celle de la modification de la culture alimentaire. Voilà pourquoi nous accordons une attention particulière aux choix opérés par les plus jeunes : ils préfigurent l’avenir. Lorsqu’on interroge cette génération sur les raisons qui l’amènent à consommer des produits alimentaires biologiques, deux items ressortent plus que pour leurs aînés : le bien-être animal (37% vs 28% pour l’ensemble de la population), des raisons éthiques et/ou sociales (32% vs 25% pour l’ensemble). On ne saurait mieux témoigner de l’inscription de l’agriculture bio dans un imaginaire de responsabilité sociale. Les esprits changent. Cela conforte la démarche de l’Agence BIO où nous allons poursuivre notre travail pour accompagner les efforts pédagogiques entrepris pour promouvoir et installer une culture bio, voire un réflexe bio. Sensible au bio, la génération des 18-24 ans est aussi celle du passage à l’acte. Elle a conscience de la nécessité de consommer autrement, de manière plus éthique, responsable et durable notamment pour ce qui concerne la valeur du produit. 27% des jeunes ont l’intention d’augmenter leur consommation dans les 6 prochains mois. Les plus jeunes, à rebours du reste de la population qui est majoritairement hostile à cette idée, trouvent normal de payer davantage pour des produits bio. Pour 47% des 18-24, ils considèrent normal de payer plus cher un produit alimentaire bio qu’un produit qui ne l’est pas. Cette fracture générationnelle est nette et dit peut-être beaucoup sur une génération plus attachée au pouvoir de vivre au sens large qu’au pouvoir d’achat au sens strict. Pour autant, dans un contexte de crise, la préoccupation budgétaire pèse réellement sur le rapport au bio : le refus de le payer plus cher est d’abord un refus du renchérissement du coût de la vie. Cette affirmation est à nuancer, à contraster, par une analyse plus fine, plus détaillée. {…} Nous avons aujourd’hui le sentiment, par la vertu de la prise de conscience qui s’opère de participer d’une dynamique de transformation. Au fond, cette nouvelle étude montre que nous avons raison depuis toujours de croire aux vertus de la pédagogie, de l’écoute et de l’échange. En matière de bio la France bouge. Et elle bouge dans le bon sens. Les agriculteurs le savent, une nouvelle génération bio est en train d’émerger. Ils n’ont jamais été aussi nombreux à passer au bio, plus de 6 200 en 2018, se faisant ainsi les gardiens de l’avenir.

 

Les Français ont pris conscience de la nécessité de consommer plus responsable et durable. Une tendance qui se renforce d’année en année avec une volonté forte de privilégier l’approvisionnement local, les produits de saison, de lutter contre le gaspillage, ou encore le fait maison. Outre les produits alimentaires, ils consomment bio dans de nombreux secteurs tels que l’hygiène, les cosmétiques, le textile, laissant augurer des changements de mode de vie profonds.

Cette dynamique s’inscrit dans une réelle volonté des Français de consommer toujours plus responsable et pour de nombreux Français changer leurs comportements alimentaires et culinaires (57%), avec une prise de conscience encore plus forte chez les femmes (61%).

Dans les évolutions notables, on retrouve :

- Eviter le gaspillage : le principal changement opéré par les interviewés (61%),

- Consommer des produits de saison (58%), frais (55%), locaux (52%)

- Cuisiner plus (45%), faire ses petits-plats maison (46%)

- Diminuer l’utilisation de plastiques et des emballages (41%)

- Rechercher des produits frais, regarder la composition et la provenance des produits achetés : autant de nouveaux réflexes adoptés par ¾ des Français.

Cette démarche plus éco-citoyenne, à la fois dans l’acte d’achat et dans les modes de consommation, se renforce d’année en année.

 

 

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