Destruction de maïs biologique

"Un agriculteur des Pyrénées-Atlantiques a porté plainte, jeudi 26 juillet, pour "sabotage" de parcelles de maïs biologique, a annoncé, lundi 30 juillet, la fédération Bio Aquitaine. Bernard Pouey, producteur de bovins bio dans la commune de Saint-Dos, avait mis à disposition de Bio Aquitaine deux parcelles de 1,4 et 0,4 hectares. Semées de huit espèces de maïs biologique, elles étaient destinées à étudier d'éventuelles contaminations par du pollen de maïs transgénique MON 810, cultivé dans les environs.

"Il y a une vingtaine de jours, nous avons commencé à avoir des doutes sur la bonne santé des plantes, indique Maïté Goienexte, animatrice technique du groupement des producteurs bio du Pays basque. La floraison n'a pas eu lieu." L'agriculteur a alors prévenu l'organisme de certification "Qualité France", "qui a fait le constat de pollution chimique", assure Mme Goienexte. Des échantillons sont en cours d'examen pour tenter de déterminer la nature de la pollution. Saisie d'une enquête, la gendarmerie d'Orthez indique que les "faits sont avérés", mais qu'il ne s'agit que de "sabotage présumé".

Pour Maïté Goienexte, "la volonté d'éliminer un témoin gênant" est manifeste. L'exploitation de M. Pouey se trouve dans un périmètre d'une quinzaine de kilomètres où, selon les déclarations agrégées par le ministère de l'agriculture, quelque 600 hectares de maïs transgénique sont cultivés en 2007.
Bio Aquitaine souhaitait évaluer la cohabitation des cultures bio et transgéniques. Cette étude était financée à hauteur de 20 000 euros par le conseil régional. Elle était complétée par des mesures de contaminations polliniques portant sur des ruches disposées à proximité.
Bio Aquitaine est également engagée aux côtés de Maurice Coudoin, un apiculteur du Lot-et-Garonne qui a attaqué un producteur d'OGM au motif que sa production de miel avait été contaminée en 2006. La cour d'appel d'Agen l'a débouté le 12 juillet au motif qu'il pouvait "s'abstenir" de déposer des ruches "à proximité de ces parcelles parfaitement identifiées". Bio Aquitaine maintient que leur localisation, à l'échelle cantonale, rend impossible la cohabitation avec les cultures OGM. "

source : Le Monde, 31/07/07, Hervé Morin -  http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-940643@51-918000,0.html

 

 

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