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Clause de sauvegarde pour MON810 : un premier pas

Communiqué de la FNAB - fédération nationale des agriculteurs biologiques

La décision du Président de la République de déclencher la clause de sauvegarde pour interdire le maïs MON 810 ne peut être qu’un début dans le changement politique de la France. La future loi OGM doit devenir une loi de protection des systèmes agraires, et la France doit profiter de sa présidence de l’Union pour proposer une réglementation européenne nouvelle en matière d’OGM. La FNAB demande la levée de toutes les sanctions à l'encontre des faucheurs volontaires, pionniers de la défense civile anti-OGM et l'arrêt des importations de produits OGM, dans le même souci de précaution.

La FNAB s'étonne par ailleurs de l'annonce du plan de développement de 45 millions d'euros, concession faite aux lobbies de la chimie agricole, alors que l'Etat n'a toujours pas trouvé le premier centime pour honorer ses ambitions quant au développement de la production biologique en France et au financement des structures qui ont porté la bio depuis ses débuts.

La Fédération nationale d’agriculture biologique des régions de France ne peut que se réjouir de l’activation de la clause de sauvegarde par la France pour proroger l’interdiction de vente du MON 810 après la date du 8 février. Mais cette clause de sauvegarde ne concerne qu’une variété de maïs, alors que c’est la politique générale qui doit être désormais revue, en matière de mise sur le marché de plantes génétiquement modifiées, et de respect du droit à produire et consommer sans OGM.

Puisqu’il semble que le projet de loi OGM, déposé avant Noël soit toujours d’actualité, le gouvernement doit laisser les parlementaires amender fortement ce texte, afin que la loi acte pleinement le droit de produire et de consommer sans OGM, et ce pour tout nouvel OGM qui recevra dans le futur une autorisation de culture européenne. Mais il faut également travailler à changer les règles du jeu au niveau européen. La France, durant sa présidence au 2eme semestre 2008, a des chances de pouvoir s’appuyer pour ce faire sur d’autres Etats membres et non des moindres : Allemagne, Autriche, Italie, Pologne, Hongrie et Grèce sont probablement prêts à soutenir une telle demande qui inclurait l’étiquetage des produits animaux nourris aux OGM.

Plus de 10 ans après leur apparition, les OGM n’ont toujours pas conquis les consommateurs européens, pas plus que la grande majorité des producteurs. Le droit de consommer et de produire sans OGM doit être enfin reconnu dans l’UE tout entière, concerner tant les productions intérieures qu’importées, les produits végétaux et animaux. L’agriculture biologique est une alternative crédible et plébiscitée par les citoyens. C’est elle qu’il faut avant tout privilégier.

Contact presse : Vincent Perrot, 01 43 38 39 48 / 06 84 10 43 79


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