• Radis
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  • Carotte
  • Raisin
 

HUDEBINE Clement, HUDEBINE Clement
Blois (Loir-et-Cher)

Couveuse d'entreprise  - 41000 Blois

 

 

Commune : Blois
Région agricole : Val de Loire
Couveuse d'entreprise
Intégration : 2018
Surface en légumes plein champ : 2000 m2
Surface couverte : 900 m2 de serres et tunnels
Types de légumes produits : salade, épinards, petits pois, concombre, radis, tomates, carottes, pomme de terre primeur, aubergines, poivron, oignon rouge, courges…
Main d'œuvre : quelques élèves du lycée horticole de temps en temps

C’est au début de l’année 2018 que Clément a intégré la couveuse d’entreprise « les Prés d’Amont ». Abrité au sein du lycée horticole de Blois , cet espace-test est né d’une réflexion commune entre plusieurs acteurs de terrain. Cette couveuse d'entreprise donne l'opportunité aux personnes désirant se lancer dans la production de fruits et légumes bio de tester leur activité en conditions réelles, et de faciliter ensuite leur démarche d'installation en Agriculture Biologique. 
Pour exercer son activité, Clément dispose de 900 m2 de serres et environ 2000 m2 de plein champ.  
Il a à sa disposition 5 petites serres qu’il utilise pour ses cultures en primeur : raids, pommes de terre, navets… qui échappent ainsi aux dernières gelées avant le printemps et lui permettent de proposer des légumes tôt dans la saison.

 

 
Il peut aussi bénéficier du matériel du lycée et de l’assistance technique et des conseils des producteurs de l’association Val Bio Centre. Des élèves du lycée viennent parfois l’aider, environ 2 à 3 heures tous les 15 jours. Le bénéfice est double : pour Clément c’est un appoint de main d’œuvre, pour les élèves c’est un outil pédagogique concret sur le terrain.

 
 

La terre sur laquelle Clément cultive est un mélange entre les 2 régions Sologne et Beauce, composée d’alluvions de Loire, ce qui en fait un terrain sableux et relativement dense, qui garde bien l’eau. 

Ses maitres mots : optimisation et rationalisation, à la fois de l’espace et du temps. 

Clément a toujours travaillé dans le monde agricole, et ne se définit donc pas comme un « néo-rural ».  A l’origine, il est issu du monde céréalier. Il a d'abord travaillé dans une exploitation viticole, puis comme Maître de Chais à Pomerol pendant quelques années, avant de revenir près de sa famille en région Centre. 

Cultivant depuis longtemps son propre jardin d’environ 100m2, pour alimenter sa famille et ses voisins, il a muri et réfléchi son projet d'installation en maraîchage bio pendant 5 ans.  

Passionné par son métier, Clément souhaite aussi préserver du temps pour sa vie personnelle, auprès de sa femme et de ses 2 jeunes enfants. Etant pour le moment en couveuse à Blois, il n’habite pas sur son lieu de travail (il a environ 40 minutes de trajet), ce qui l’oblige à optimiser son temps de travail lorsqu’il est présent sur le terrain.

Sa planification est étalée sur l’année pour lisser son activité et éviter une irrégularité avec des pics de travail. Il a fait le choix de ne pas surdimensionner son outil de travail et a bien intégré les contraintes et difficultés du métier de maraîcher : entre les différentes étapes de plantation, récolte et entretien, il faut enchaîner pour ne pas se mettre en retard sur ce qui arrive en suivant. Il ne faut pas s’obstiner sur une culture qui ne marche pas, il faut parfois savoir abandonner, avoir le recul pour faire les bons choix.

 
 

Toujours dans son même souci d’efficacité, il prône la cohérence dans les choix de parcelles. Clément fait par exemples des planches de même longueur que ce soit sous abri ou en plein champ (30 mètres dans son cas). Cela lui permet de rationnaliser la culture, le matériel accède partout de la même façon, il connaît bien les chiffres (combien de plants par planche…) et peut également mutualiser son matériel (par exemple ses voiles de protection).

Clément a choisi de ne pas faire trop de diversification, il estime que faire des mini séries de culture "par-ci par-là" prend plus de temps. Son partenariat avec Val Bio Centre, et le débouché des paniers bio du Val de Loire, lui permet d’écouler des volumes corrects. 

Il cultive entre autres : salade, épinards, petits pois, concombre, radis, tomates, carottes, pomme de terre primeur, aubergines, poivron, oignon rouge, courges…

 
 
 
 

Il s’est inspiré du travail de Jean-Martin Fortier, agriculteur et auteur Québecois, spécialisé dans les pratiques d'agriculture biologique, pour pratiquer un travail sans tracteur en intelligence et cohérence.

Il ne possède donc pas de tracteur, ce qui fait un investissement en moins, et lui permet aussi de décider des largeurs d’allées de ses cultures (le passage d’un tracteur oblige à laisser un espace minimum assez grand entre chaque allée, espace « perdu » pour de la culture). Il travaille avec un motoculteur sur lequel il adapte différents outils selon les besoins.

 
 

Il fait également quelques tests d’association de cultures, afin d’enchaîner les cultures sur ses planches. Par exemple, les carottes et les radis cohabitent bien : les radis sortent en premier, puis les carottes prennent le relais, dans une zone où le travail de désherbage a déjà été effectué auparavant.

Son passage de 3 ans sur l’espace va lui permettre d’avoir une idée assez précise de ce qu’il sera capable de produire. Le recul depuis son installation en février lui a déjà permis de « dégrossir » le sujet et d’avoir des chiffres de rendement représentatifs de ce que ça pourrait donner, car il souhaite au maximum éviter de s’endetter en s’installant.. Son objectif de chiffre d’affaire est de 15000-20000€, il espère faire 20% de plus l’an prochain. 

 
 

Il envisage de se développer sur d’autres activités, en complément de celle de maraîchage, notamment sur l’élevage de poules pour proposer des œufs bio, une activité plus lisse sur toute une année que celle de la production de légumes.  

Il concentre son travail de maraîchage sur la période de début mars à fin novembre et réserve la saison hivernale à une autre discipline qu’il a exercée dans sa vie professionnelle précédente : la dégustation et vente de vin chez les particuliers.

Clément est certain que le modèle agricole va évoluer, c’est inévitable. Il constate déjà un changement dans les mentalités ces dernières années. 

Pour lui, Val Bio Centre est un très bon outil pour les producteurs, il leur permet de gagner du temps en proposant un débouché sécurisé auprès de consommateurs.

La couveuse d’entreprise est un très bon dispositif pour « se mettre le pied à l’étrier » et tester son projet en conditions réelles avant de se lancer. 

 
 

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