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LE GRELLE Philippe, Sainte Marie des Gués
Ouzouer sur Loire (Loiret)

Domaine Ste Marie des Gués  - 45570 Ouzouer sur Loire

crédit photo : © photothèque Bio Centre, Philippe Montigny

Commune : Ouzouer sur Loire, à 110 km à l'Est de Blois
Région agricole : Val de Loire
Ferme familiale
Installé depuis : 2001
Bio depuis : 2001
Productions : œufs - viande d’agneau et de salers - 5 ha de fourrage
Main d'œuvre : 4 salariés

Après des études en agriculture et gestion d'entreprise, Philippe Le Grelle connaît différentes expériences à l’étranger. Du Canada au Gabon, en passant par la Guadeloupe, il découvre entre autres les élevages industriels et la voie du Bio s’impose alors logiquement à lui. 

Il crée une ferme familiale en 2001 et entame la conversion en agriculture biologique, pour ses animaux et ses prairies. Un peu isolé géographiquement, il a découvert une véritable solidarité entre agriculteurs bio du département. 

Fils de producteur d'œufs industriels, il représente la troisième génération d'éleveur de poules pondeuses dans la famille, et étant lui-même père d'une famille de dix enfants, il peut espérer que l'un d'entre eux rejoigne un jour son exploitation d’autant plus que deux de ses enfants sont actuellement intéressés.

 

crédit photo : © photothèque Bio Centre, Philippe Montigny

Les œufs bios que vous trouvez dans vos paniers fermiers proviennent donc de chez Philippe, éleveur dans le Loiret. L’exploitation de la famille Le Grelle se situe au lieu-dit Domaine de Sainte-Marie-des-Gués, à côté d’Ouzouer sur Loire, en pleine nature, au milieu des bois et proche des bords de Loire. 

Philippe est installé depuis plus de 15 ans, sur ce domaine qui s’étend au total sur 170 hectares de terrain sableux. 5 sont actuellement cultivés, en céréales qui sont utilisées à la ferme. Le reste est en prairies, destinées à ses élevages de brebis et vaches.

Pour l’aider sur son exploitation, il emploie 4 salariés, dont son épouse qui a en charge le travail administratif de l’exploitation, ainsi que 2 ouvriers et un apprenti.

 

 

Philippe élève environ 12000 poules pondeuses, et chaque jour, 10000 œufs sont ramassés dans les poulaillers, ce qui représente près de 3,7 millions d’œufs sur une année !

Sur l’élevage, les poules sont réparties dans plusieurs bâtiments éclairés, sur une surface globale d’environ 2200 m2, où elles dorment et pondent principalement. Le reste du temps, elles disposent d’un espace extérieur de 7 hectares, où Philippe leur a aménagé un parcours ombragé. 

Les conditions d’élevage et l’alimentation sélectionnée procurent aux poules une immunité naturelle qui limite les maladies. En cas de besoin, Philippe a recours aux traitements naturels, à base de plantes notamment. C’est le cas par exemple contre les poux rouges qui attaquent fréquemment les poules aussi pour y remédier, Philippe leur donne des plantes spécifiques qui ont un effet répulsif sur ces parasites. 

Les poules ont de petites maisons où elles peuvent se percher pour passer la nuit. Les lumières sont allumées à 6h du matin car elles ont besoin de luminosité pour pouvoir pondre toute l’année.

Pour lutter contre les odeurs incommodantes, Philippe utilise certaines bactéries capables de les neutraliser. Les ennemis des poules sont les renards et les fouines qui ont toutefois du fil à retordre car les grillages du poulailler ont été enterrés profondément. 

Les poules sont nourries par des aliments 100% Bio. Un broyeur-mélangeur prépare le repas des poules : maïs, blé et orge, complété par de la luzerne, féverole, des minéraux de fonds marins, du gluten de maïs et des protéines de pommes de terre ainsi que du soja. Cependant le soja sera bientôt remplacé par de l’ortie, plante localement abondante. En conventionnel, les poules sont réveillées régulièrement pour manger, ceci est interdit en A.B.

Les poules ont besoin de 25 à 26 heures pour fabriquer un œuf et la coquille apparaît durant les quatre dernières heures. S’il fait trop chaud, il leur est alors difficile de fixer le calcium qui provient en partie de leur alimentation et de leurs réserves osseuses.

Les œufs sont nettoyés et triés : les plus fragiles sont enlevés, les plus petits sont écartés. Tous sont ensuite pesés pour être calibrés, et sont marqués, avec un code de provenance différent pour chacun de ses 4 poulaillers. La taille de l’œuf dépend de l’âge de la poule. Les plus petits sont revendus à des boulangeries et restaurants. Bientôt arriveront des boîtes à œufs à base d’herbe home-compostable. 

Ses œufs sont vendus en local, pour une partie dans les paniers bio fermiers du Val de Loire, et pour le reste via des AMAP, supermarchés, boutiques et magasins bio de la région. Pour les paniers Bio du Val de Loire, les œufs destinés à L’Ile-de-France sont livrés à Choisy-le-Roi en camion isotherme, et à Blois par lui-même ou des producteurs voisins. Il a au total une centaine de clients. 

Sa collaboration avec les paniers bio du Val de Loire lui apporte une sécurité de débouché pour ses œufs, et comme aime le souligner Philippe « nous avons en face de nous des consommateurs qui s’engagent à nous soutenir en faisant confiance à nos produits. Un grand merci à eux ».

Philippe projette de créer une poussinière : élever des poussins pour avoir plusieurs races différentes, qui soient plus adaptées à un élevage en AB. Il nous parle du développement des œufs fécondés : Le futur poussin a 21 jours pour se développer dans l’œuf, ce dernier est orienté vers le bas car la chambre à air doit être vers le haut pour qu’il puisse respirer pendant 17 jours. Les 3 derniers jours, le poussin perce la chambre à air et  consomme le jaune avant de sortir de sa coquille, ce qui lui permet de vivre ensuite 3 jours sans se nourrir. C’est le diamant qu’il a au bout du bec qui lui permet de briser sa coquille, il le perdra au bout de ses 3 premiers jours.

Philippe a également un troupeau de 450  moutons de race Solognote croisée Charmoise. Ces bêtes peuvent gambader en bord de Loire sur 50 hectares de prairies appartenant au Conservatoire d’espaces naturels qui est gestionnaire des terrains de l’état. Il reçoit une petite subvention qui paie presque le temps passé à l’entretien des prairies. Philippe possède  donc des brebis ainsi que des vaches, destinées à la production de viande. 

Le mot de la fin reviendra à Philippe, qui conclut ainsi « le monde est tel que le consommateur le demande. Si nous le voulons meilleur, consommons meilleur ».

  

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